MUSICOTHERAPIE et PERINATALITE

MUSICOTHERAPIE ET PERINATALITE

Benenzon a développé sa théorie sur l’Identité Sonore du sujet en partant du constat qu’ « on ne peut dissocier le son de l’existence de l’être ».

Chaque individu est constitué de rythmes et de sons qui lui sont propres, internes mais il est aussi soumis ou en interaction permanente avec les rythmes et sons de l’environnement.

L’état de grossesse entraîne des bouleversements psycho-corporels.
Il n’est plus à prouver qu’un lien étroit unit le corps, l’émotion et la pensée, ainsi que le langage verbal.
Le fœtus est un corps en symbiose avec un autre corps.
Tout corps est rythme (respiration, battement de cœur, etc.) et possède une sensorialité spécifique à son degré de développement.
Le fœtus perçoit très tôt le sonore, la voix de sa mère puis celle de son père. Alors un lien, des liens se tissent, une histoire émerge à travers une relation sonore.
S’intéresser aux sons et à la musique, c’est découvrir la vie et tout ce qui la compose, c’est permettre l’éveil au bien-être.
Comment ces perceptions sonores, les rythmes, le souffle vont-ils permettre au bébé né de pouvoir rechercher et développer la relation verbale avec autrui ?
Si le rythme et le son stimulent le développement sensori-moteur, la mélodie touche l’émotionnel, la voix est enveloppe et manifeste l’individu dans son désir de communication.


Programme du merveilleux stage :

Comment l’application de la musicothérapie intervient-elle dans le processus de séparation /individuation ? En quoi le corps, les sens, la voix, le souffle, le rythme et le tempo, la mélodie et les comptines, les gestes et la danse participent-ils à l’intégration du schéma corporel, des notions d’espace-temps , indispensables à toute acquisition ?
Intervenants :
Corinne Lubin (musicothérapeute, rééducatrice en psychopédagogie)
Matthieu Reynaud (Psychologue au CH La Chartreuse Dijon,
Docteur en psychopathologie, travaux sur l’attachement)
Docteur Dominique Sandre (lauréat de la faculté de Médecine Paris-Sud, Spécialiste qualifié en Pédiatrie et Puériculture)
Patrick Berthelon (Psychothérapeute, musicothérapeute au CHS de Dijon, Président de la SFM)
Public : (pour toute personne ayant rapport au monde de la petite enfance et de l’éducation)

Musicothérapie
Et périnatalité (1)
La place de la musique durant la grossesse

 

Généralités

Au-delà de l'utilisation de la musique en salle de travail, la musicothérapie entre véritablement dans la préparation à la naissance. Elle stimule les perceptions auditives de l'enfant, calme douleurs et stress chez la maman, permet d'établir une communication unique et privilégiée entre la mère et son enfant..

Ce que l’enfant perçoit

Au début, dès la septième semaine de grossesse, le foetus peut percevoir la vibration des sons avant même la formation de l’appareil auditif, grâce aux os de son crâne, le bassin de la maman servant de résonateur. Ensuite, durant toute la grossesse, les hautes fréquences sont filtrées par les muscles et le liquide, et seules les basses fréquences viennent vibrer contre les corpuscules tactiles de la bouche et des mains du bébé, comme une ficelle à laquelle on impulserait de lentes et fortes ondulations. Renforcées par la caisse de résonance utérine, elles viennent caresser sa bouche. L’émotion est si forte que son coeur s’accélère, il s’étire, tourne la tête, suce son pouce ou gambade.

De plus, le foetus réagit non seulement aux stimulations qui viennent de l'extérieur, mais aussi, par voie hormonale, aux émotions de sa maman.


Ainsi, après la naissance, l'enfant est capable de reconnaître un morceau de musique ou une voix auquel on l'aura familiarisé durant la grossesse. A son audition, il se calme ou manifeste un intérêt. Par ailleurs, les sons aux fréquences très basses facilitent l'endormissement de l'enfant dans les mois qui suivent la naissance. L’expérience a été faite en milieu hospitalier aboutissant à un bon pourcentage d’endormissement des tout-petits.

Au bénéfice de la maman

Chez la maman, l'émission régulière de ce type de sons aide à maintenir un souffle expiratoire plus long et plus aisé qu'une respiration ordinaire, ce qui développe la capacité respiratoire et l'oxygénation, capitales au moment de l'accouchement. La production de sonorités graves peut diminuer la durée du "travail" de deux à quatre heures : l'utérus, mieux oxygéné, est plus fonctionnel. La femme est détendue, l'ouverture du col de l'utérus est donc accélérée. En outre, l'expiration freinée au moment de l'expulsion permet une meilleure maîtrise de la douleur et peut éviter le recours à l'épisiotomie.

 

CENTRE HOSPITALIER LA CHARTREUSE DIJON MUSICOTHÉRAPIE,